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The fracart.fr revival
Cards

Un exemple de compte de main au bridge

Il y a peu, je me suis procuré le fantastique bouquin de Pierre Saporta, Jouez un tournois avec moi.

L’idée de cet ouvrage est à la fois très simple et très séduisante. Vous jouez un tournois dans l’équipe de Pierre Saporta (champion de France multirécidiviste) et à la fin de chaque tour celui-ci vous livre son analyse et ses conseils.

Disons-le tout de suite, cet ouvrage n’est pas à la portée du premier venu. Ce livre pose en effet comme grand principe de base, le fait que vous sachiez déjà jouer (très correctement) au Bridge.

Comme je trouvais dommage que ce livre se limite à cette audience j’ai eu l’idée d’écrire cet article qui vous donnera, j’espère, une meilleure idée de l’élégance des problèmes résolus au Bridge.

Avant d’attaquer, découvrons quelques règles de base :

Le bridge n’étant pas vraiment un des jeux les plus simple à maitriser en termes de règles je vais ici simplifier au maximum.

Voici donc l’essentiel de ce qu’il vous faut savoir avant de lire la suite :

  • Le bridge se joue à deux contre deux.
  • A chaque tour de cartes (appellée une donne), vous jouez un contrat. Un contrat correspond à un nombre de plis à réaliser. Si vous faite plus de plis que prévu, tant mieux, il vous sera accordé des points supplémentaires sinon vous chutez.
  • Au bridge vous disposer de 13 cartes par joueur et l’ordre est As, Roi, Dame, Valet, 10, 9 etc. Cependant, contrairement à d’autres jeux comme la belote ou la coinche ce qui importe ici c’est uniquement le nombre de plis que vous réalisez et non pas le nombre de « points » fait au total. En suivant ce raisonnement, vous aurez donc compris que remporter le plis avec un As ou un 4 revient au même.
  • Après avoir décidé d’un contrat, le jeu commence et l’un de vos adversaires entame. Votre partenaire étale alors son jeu face visible devant lui (!). Ainsi, pendant tout le reste de la partie les trois autres joueurs vont donc voir son jeu et lui devient inactif. C’est donc à vous, son partenaire, de lui dire à chaque tour quelle carte jouer.

Le problème

Le problème que je vais vous soumettre a présent est un exemple réel de donne que j’ai eue en tournois.

Sans rentrer outre mesure dans les détails sachez simplement que nous avons décidé avec mon partenaire de jouer le contrat de 6SA¹.

En langage moldu cela veut donc dire réaliser 12 plis sur les 13.

Entame V de P, votre partenaire étale comme prévu toutes ses cartes devant lui, et attend patiemment vos instructions.

Voici vos deux jeux :

Sur cette figure vous êtes en bas. Personne, mis à part vous ne voit votre jeu. En revanche, tous les monde voit le jeu de votre partenaire (en haut sur la figure). De votre côté, vous ne voyez pas non plus les jeux de vos adversaires.

Les joueurs jouent chacun leur tour dans le sens des aiguilles d’une montre et celui qui remporte le pli rejoue.

Que dites-vous à votre partenaire de jouer pour réaliser les 12 plis du contrat ?

La solution simple

La theorie

Essayons d’imaginer un peu ce qui va se passer :

  • A Pique, vous aller très certainement prendre le valet de vos adversaires et faire trois plis.
  • A Cœur, vous ne savez pas trop où est le roi de cœur donc vous ne pouvez compter que sur un pli sûr pour le moment.
  • A Carreau, vous avez trois plis sûrs.
  • A Trèfle, vous avez trois plis sûrs de nouveau.

3+3+3+1 = 10 il vous manque donc deux plis pour réaliser votre contrat. Ou allons-nous les trouver ?

Vous avez peut-être deviné que la réponse se trouve à cœur : Si le Roi de cœur est à votre droite, il y a de grandes chances que vous fassiez votre contrat.

Dans le détail :

Au premier tour de cartes imaginons que vous preniez le Valet de Pique avec l’As de votre partenaire. A lui de rejouer. Demandez-lui a présent de jouer le 2 de Coeur.

  • Si votre adversaire de droite (celui dont on suppose qu’il ait le Roi de cœur) joue effectivement son roi, vous couvrez de l’As et faites votre contrat (vous faites en effet les deux plis supplémentaires qui vous manquaient à cœur avec la dame et le valet).
  • Si votre adversaire de droite s’entête en revanche à jouer un petit vous allez jouer le 10 de votre main et espérez faire le pli.

La pratique

En pratique, votre adversaire de droite pose le 4 (on est donc dans le deuxième cas), vous jouez comme prévu le 10 et votre adversaire de gauche pose le 5. Vous faites donc le pli.

L’idée ici est de répéter la manœuvre pour forcer l’adversaire à poser son roi ou mettre un petit. Vous devez donc retourner chez votre partenaire via Pique pour pouvoir rejouer le trois de Coeur de sa main. Encore une fois, l’adversaire de droite joue un petit (le 9 de Coeur) et vous faites le pli avec la Dame.
Avec l’As de Coeur vous comptez à présent 12 plis, votre contrat est fait.

Lifehack pour pouvoir briller en soirée : cette manœuvre au bridge s’appelle « faire une impasse ».

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Le coup du genie

Jusque-là c’était facile, il vous a suffi d’un peu de jugeote (et aussi un peu de chance) pour faire votre contrat. La grande majorité des joueurs vont d’ailleurs aligner 12 plis sur ce coup.

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Maintenant, vous qui êtes jeune, talentueux et avide de levées, pourquoi ne pas envisager de maximiser vos chances d’en faire 13/13 ?

La théorie

Déjà, vous aurez peut-être remarqué que j’ai utilisé le terme « maximiser ». Il existe en effet plusieurs moyens d’arriver à faire 13 levées.

  1. Vous avez 7 trèfles à vous deux avec votre partenaire. Une couleur comptant 13 cartes il en reste donc 6 ailleurs. Or, si ces cartes sont reparties 3-3, au quatrième tour de trèfle votre dernière carte fera le pli.
  2. Même chose à carreau : si les cartes adverses sont bien reparties, c’est gagné.
  3. Enfin, toujours à trèfle, vous pouvez aussi utiliser la même manœuvre que vu dans la section précédente et espérer que le Valet de trèfle soit à votre droite.

Voyons donc à présent comment l’on peut cumuler ces chances.

Sans trop se mouiller, on peut d’ores et déjà se dire que l’on ne prend aucun risque à faire trois tours de carreaux pour voir la répartition. Au pire, s’ils ne sont pas bien repartis, on se rabattra sur les trèfles.

Justement les trèfles, parlons-en. Votre objectif pour faire 13 levées va être de savoir s’il vaut mieux miser sur une répartition ou sur une impasse. Vous vous concentrez et comptez donc méticuleusement toutes les cartes de votre adversaire de gauche pour essayer de savoir combien il avait de trèfles.

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En pratique

Voici ce qui se passe a la table :

  • A Pique, votre adversaire de gauche fournit trois fois tandis que son partenaire défausse au troisième tour. Il a donc 5 piques.
  • A Cœur, il fournit deux fois puis défausse un pique. Il avait donc 2 cœurs.
  • A Carreau il fournit deux fois puis défausse un trefle. Il avait donc 2 carreaux (et donc, vous ne pouvez plus compter sur une répartition 3-3 des carreaux).
  • A Trèfle il fournit deux fois …

Il vous reste deux cartes à jouer. Voici la position. Alors impasse ou répartition ?

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Si vous avez bien suivi, à ce stade du jeu vous pouvez déduire que votre adversaire de gauche avait 4 trèfles (13 cartes totales – (5 à Pique + 2 à Cœur + 2 à Carreau)).

Par inférence, cela veut donc dire que vous pouvez faire une croix sur la répartition 3-3 des trèfles pour faire le dernier pli.

La bonne nouvelle en revanche, c’est que l’on a déjà joue deux tours de trèfle et que votre adversaire a en plus défaussé un autre trèfle sur un carreau.

(4 cartes en main – 3 déjà jouées) = votre adversaire de gauche n’a donc plus qu’un trèfle en main!

L’autre adversaire n’ayant plus de trèfle (la répartition étant 4-2) vous n’avez donc plus aucune inquiétude a avoir.

Vous jouez tranquillement votre 4 de trèfle, le valet tombe comme prévu, pris de la dame ². Votre dernier trèfle est maître. Vous marquez 1020points sur ce coup. Joie, folie, et allégresse dans la foule en délire!

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Les quatre jeux :

Conclusion

Vous voyez donc ici le côté diabolique de la chose. Avec un petit peu de logique vous avez pu reconstituer entièrement le jeu d’un de vos adversaires sans même l’avoir vu!

Bref, si l’exemple vous a plu n’hésitez pas a partager cet article. Vous verrez, le bridge au-delà des clichés c’est fort sympathique.

¹ : 6 SA signifie, 6 « sans atout ». Au bridge, il est en effet possible de jouer aussi avec une couleur (parmi trèfle, carreau, cœur, pique) prevalent sur les autres, un atout. Dans notre cas c’est très simple, il n’y a pas d’atout chaque couleur à la meme valeur.

² : Vous aurez d’ailleurs peut-être noté que si votre adversaire de gauche n’avait pas défaussé un trèfle sur un carreau (et avait toujours deux trèfles à la fin) vous auriez simplement joué le 10 de trèfle (encore une impasse!) puis la dame au dernier tour. Imparable!

Twitter datas

Some fun with Twitter #stats #dataanalytics #useracquisition #sideproject

Have you ever wondered how many usernames are still available on Twitter? How hard would it be to find a unique username on a social network which has been created a decade ago I do!

In this article I will try to demonstrate why these questions are more complex than it appeared at first glance.

Before we start, let’s have a look at the Twitter name policy.

The first point to highlight here is that contrary to other social networks Twitter does not free blocked accounts (unless you are a brand whose name has been taken). This means that all the accounts that have been blocked since 2006 are still locked!

While on the subject of Twitter policy, I also looked for some official stats concerning how many users registered since the tool was first released. Unfortunately, I was not able to find anything on the topic. Twitter, as many other tech companies, is keeping these numbers secret.

So without any official source of data how are we going to tackle this problem?

Let’s build our own tools!

My first idea was to design a bot that will take advantage of the built-in username checker. Indeed, who better than Twitter knows which names are still valid?

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Without going into the technical details, I tried to hijack the API… And it was not a viable solution. Long story short: Twitter kicked me and I was not allowed to access my account anymore (oops).

Well, fair enough. Let’s try something else. Knowing that you don’t need to be logged in to go on a twitter profile, what about creating a web scrapper that will visit Twitter profiles and collect all the data for me?

I started by selecting a sample of usernames I found relevant: 2035 first names, which were given in France between 2004 and 2012.

According to you, how many are still available on Twitter?

To my great surprise, there was actually not a single one available anymore! Likewise, I tried with @_username and @username_ (as it’s advised in the Twitter name policy).

Once again, the percentage of available names today is under the 2%!

In search of an explanation

These surprisingly low results arose my curiosity. Thus, considering that the « join date » is displayed on the public profile how about trying to see when these username were taken?

I reconfigured my bot to get this new data and display the result in a chart. Here is the D3 representation I got:

See the Pen Twitter growth (classic FR names) by Adrien Rahier (@FracArt) on CodePen.0

(Dataset : 2035 French names)

Two statements can be made from this chart:

  • It seems that there was a huge peak of Twitter registration in the beginning of 2007.
  • Interestingly, we can see that every March a recurrent pattern occurred as new users are joining!

Concerning the first statement I tried to correlate these data to another source of information. According to a researched paperThe Tweets They are a-Changin’: Evolution of Twitter Users and Behavior, the peak of user acquisition as been reached in 2009 for Twitter. So, is my original sample (2035 French names) biased? Maybe.

Another hypothesis is that this peak on my chart shows the moment when there has been a popular interest for Twitter. Knowing that popular interest and massive user acquisition are two different concepts that might explained the gap.

Concerning the second statement I have to say that it’s completely unexpected. Does that mean that Twitter is actually releasing some usernames every March?

I ran some other tests to see if the same behavior was observable with some other data samples.

See the Pen Twitter growth (FR names with underscore ex: @_adrien) by Adrien Rahier (@FracArt) on CodePen.0

See the Pen Twitter growth (FR names with underscore ex: @adrien_) by Adrien Rahier (@FracArt) on CodePen.0

See the Pen Twitter growth (FR animals) by Adrien Rahier (@FracArt) on CodePen.0

(Datasets: 1- 2035 French names with underscore at the beginning, 2- 2035 French names with underscore at the end, 3- 1831 animals words)

Concerning the first statement, we still see on these three charts two peaks: one in 2007 and one in 2009 (yes!). However, the weird March pattern is less pronounced here.

Finally, as it as been suggested by a friend: Maybe some people are just doing some domain name squatting (the fact to reserve a domain name without doing anything to resell it later).

 To clarify this, I made a quick Excel bar chart to show the repartition of tweets per user.

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(Dataset : 2035 French names)

Once again, it’s hard to draw general conclusions with just one batch of users. However, it’s sounds like most of the accounts have at least tweeted two times.

Conclusion

To conclude this article and answer the original questions: Nowadays it’s going to be very hard to find a username that hasn’t been taken yet on Twitter.

For example, among the 1831 French animals word I tested, only the common terms @fourmilier and @vampire are still available!

Beyond this simple statement, this side project also showed me that it’s not very complicated to create and train a bot that will crawl some webpages for you.

Oddly enough, this market sector, automation of tasks to gather data, is still not claimed by any companies or startups. As far as I know the only example I can cite is the « Le camping » startup Phantombuster (read more about them here).

So there is probably a lot to do on this business segment. Indeed, from a business intelligence perspective this kind of informations can be very profitable (aka your company has access to some informations that your other competitors won’t have).

Finally, if you have some other ideas about how to interpret these charts or extend this side-project feel free to comment this article or ping me on Twitter : @AdrienRahier.

Additional notes:

  • All the code that has been used in this article is available on this Github repo.
  • You can see the four charts on my Codepen.
  • CasperJS has been used to scrap the data.
  • D3.js and Excel have been used to display the datas.

 

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Confiance, politique et tasse de thé

Et l’Histoire se répéta.

Après le référendum européen en 2005 en France, c’est une fois de plus la victoire du « Non » qui a éclatée jeudi dernier en Angleterre.

Pour être tout à fait honnête, jusqu’à la publication des résultats je n’ai jamais vraiment voulu croire à une telle éventualité. Comment le camp du Brexit avec sa cohorte d’arguments démagogues et trompeurs pouvait-il l’emporter? Les gens n’allaient pas être assez idiots pour voter non n’est-ce pas?
Force est de le constater : je me suis lourdement trompé! Ce vote m’a d’ailleurs confirmé une chose : quel que soit le pays d’Europe, les gens ont peur de l’avenir.

Pourquoi je crois en nous, l’Europe.

Déjà replaçons un petit peu le contexte. Je suis né en 1990, n’ai pas connu le mur de Berlin et me rappelle vaguement avoir utilisé le franc à un moment donné.

Aujourd’hui ce que je constate c’est que quelque soit le pays d’Europe la classe politique est aux abois, une grosse partie de la population est complètement réac’ / angoissée / raciste / you name it … et surtout, surtout il y a une réelle défiance vis à vis des institutions politiques et financières.

Comme un certain nombre de jeunes de ma génération (il est vrai, peut-être parmi les plus aisés) j’ai pourtant bénéficié d’énormes avantages suite à cette intégration Européenne :

  • La possibilité de voyager, d’aller voir ailleurs si bon me semble. Je me trouve aujourd’hui aux Pays-bas¹, cependant si demain l’envie m’en prenait je pourrais aller travailler en Belgique, Espagne, Allemagne.
  • Culturellement j’ai eu la chance de rencontrer plein de personnes dans pleins de pays (inter ou extra Europe) grâce à une langue commune : l’Anglais!
  • Les échanges avec d’autres universités m’ont été facilités (Eramus inside).
  • Quand un de nos gouvernements fait passer un truc limite niveau législatif, il y a toujours un recours devant la cours européenne possible.
  • L’Euro! La majorité des pays a adopté une monnaie compétitive, forte et surtout qui nous évite d’avoir à en changer à chaque fois que l’on passe une frontière.

Plus généralement si l’on y pense il y a en fait énormément de détails de nos vies quotidiennes qui nous semblent aujourd’hui naturels mais qui ne l’étaient pas il y a vingt ans.

Ce qu’il faudrait changer pour que cela marche

Le référendum au Royaume-Unis l’a montré. L’Union Européenne est loin de faire l’unanimité parmi ses citoyens.

Etant citoyen français, je vois les choses évidemment sous un prisme un petit peu différent que nos voisins. Après réflexion voici néanmoins quelques propositions sur lesquelles plancher de manière à améliorer ce sentiment d’appartenance à l’Union Européenne.

Jusqu’à présent en effet jamais je n’ai eu l’impression d’appartenir à l’UE (et pourtant je suis un pro-européen convaincu, vous imaginez pour les autres …). En outre, c’est quand même fou de se dire que jamais je n’ai été fier de dire à quelqu’un « Oui mais c’est parce que je suis Européen #tuvois ».
Beaucoup de français (comme c’est d’ailleurs le cas au RU) vantent leur indépendance, leur patriotisme. Pourquoi le pendant n’est-il jamais le même avec l’UE ?

Voici donc plusieurs idées concrètes pour penser global et non plus par pays :

  • Au 20h, à la télévision, ne plus se focaliser sur l’info France mais mettre l’accent sur l’international, l’Europe. Intégrer des chaînes en anglais aussi serait une bonne idée!
  • Organiser des opérations de communications efficaces pour promouvoir les autres pays (ex service civique dans un autre pays de l’UE, aide financière pour les personnes à petit revenu souhaitant travailler dans un autre pays). Vous noterez que mot efficace est ici important.
    Cela fonctionne bien avec d’autres sujets d’ordre public (certes un peu différents) comme le tabagisme pourquoi cela serait-il différent avec l’Europe?
  • Rendre la journée du 9 Mai férié (car oui le 9 Mai figurez-vous que c’est la journée de l’Europe) et utilisez ce tremplin pour en faire la promotion.
  • Lancer plus de sites au niveau européen. Je bosse dans l’informatique je suis donc bien placé pour savoir qu’une transition d’un site à portée nationale vers une globalité est sûrement une des choses les plus compliquer à réaliser. Cependant rien n’est impossible quand les financements suivent. Allez je lance une idée : Pourquoi ne pas ainsi construire un site qui vous mettrait en relation avec d’autres européens qui partagent les mêmes centre d’intérêt que vous ?

L’objectif est donc de faire des gestes forts, qu’enfin l’on mette les bouchées doubles sur ce sujet important. A plus long terme monsieur madame tout le monde devraient non plus voir les autres pays comme des menaces mais au contraire comme des alliés!

Evidemment la question qui va très vite arriver est « Qui va financer tout ça? ». Réponse simple : vous moi et tous les autres. Aujourd’hui le sujet est trop grave pour se voiler la face : nous n’y arriverons pas si nous ne nous en donnons pas les moyens collectivement.

Réfléchissez-y deux minutes, le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ? Mettons que cet espace n’est jamais existé et l’on vous en présente le projet : Une association de 28 pays (!) avec un monnaie commune, des envies communes et la volonté d’instaurer la paix dans le monde.
Vous y croiriez ? Non, et bien pourtant cela existe, c’est réel et concret.

¹ Ah et au cas où vous seriez posé la question : ils ont les même abrutis qu’en France. Tapez « Geert Wilders » dans Google ….

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Freelance chronicles – Exploring a new world

It has been almost six months now since I started a freelance business. Looking back, I realize that it has been quite a while since I published something.  So let’s step back a little bit and draw the first conclusions.

Client prospection: what works vs. what doesn’t

When I launched my business in December, one of my first decisions had been to list and contact all the headhunters I knew.
Indeed, from my past experiences meeting this kind of people had always been synonym of success. So why not giving it a try one more time?

Well, I have to say that it didn’t take me long to realize that this approach was completely inefficient.
First of all I was not the right target. What a headhunter is looking for in priority is a topnotch employee… not a beginning freelancer. On the second hand, the niche market of Freelancing headhunters firm is mainly concerned about placing freelancers at the client offices directly. Once again, not a good fit for me (as I was only interested in remote missions).

As we are talking about disillusions, let’s now see the Hopwork case.
I heard about this platform approximately two years ago. At that moment they just raised some seed funds money and were (supposedly) the freelance market place that would disrupt the traditional labor market.
Well, what is obvious to me now is that beyond the marketing pitch this type of community websites do not work (but don’t get me wrong maybe I was not doing the right things either ;-)).

Fortunately despite my Hopwork misadventure I also had positive experiences with many other websites. Let’s look at three of them.

On the third place of this top: RemixJobs. This French generalist job platform is very well designed: when you select the right filters it sends you an email as soon as there is a match with your needs.
Secondly I would like to give a special mention to AngelList. Thank to this website I reach out a bunch of interesting prospects.

Finally on the top of the podium, Linkedin was my best business provider!
At the beginning of January I registered to a premium membership and added hundreds and hundreds of people. When you think about it: 1 Linkedin contact request = approximately 1 view on your profile … so therefore, more chance to get known. And it truly worked ;-).

My feedback: What were the keys to success?

1- At the beginning, clearly define your target

Before embarking headlong into the mass mailing campaign be sure to take a step back and analyze who is your preferred audience.
In my case I identified two types of customers who were the perfect fit for my profile: the fast-growing startups and the small/medium-size agencies.
Having worked previously within these two kinds of companies was giving me a decisive advantage: I knew already what their needs and pain points were.

2- Be sure to always have some projects to show to your clients

 Logically, when you start a freelance business you don’t have any client references yet. So to convince a new one that you are THE right person to hire a very good thing to do is to show your side-projects (having peer-references helps too).
So if you don’t have any yet, do not wait any longer and start coding!

 3- Winning a contract with a new customer: 5% chance + 95% of motivation and perseverance

Another important thing I noticed: To win a contract with a new customer you have to be “a finisher”.
It’s not only important to establish an interesting contact during the prospection phase it’s also incredibly critical to pay attention to all the details on the way to close a deal.

4- For every new client always start with a “trial period”

As an independent worker you are meeting and dealing with a lot of different people. The risk of not having the same needs, way of working or ambition is very high. So it’s really important to backup yourself (even when this client is a friend of a friend).
Fact: since I started my business, I had to give up the project after this trial period twice already In one case the customer was not paying me, and in the other the working conditions were not compatible with my other clients.

Speaking of this topic, be sure that things are clear on both sides before starting. If the trial period did not turn out well (for any reason) just simply quit the project.

5- Regularly step back and judge (objectively) your work

As a freelancer “you are your own company” so it’s relatively easy to lose control. Reviewing your results compared to the objective on a regular basis is a must!
Concretely at the end of each month I have a point in my agenda to detail what works and what did not over the past few weeks.

6- “Ménager sa monture”

 I really like this French expression. It basically means that if you are not taking care of your vehicle (aka yourself) you will have some problems later.
As an independent worker you don’t have this eight to five job anymore. As a consequence, is very easy to feel overworked and overpressured. So, to avoid that, save some time for yourself and don’t feel guilty to spend some free time outside of work (yeah, I am still working on it).

Conclusion:

As you can see the life of Freelancer is all except a “Long Quiet River” ;-). However I have to say that I don’t regret anything. Being an independent worker brings a lot of constraints but also a ton of flexibility in terms of organization, project management etc.

I hope you enjoyed reading this article, if so be sure to spread it over the Internet ;-)

 You can also follow the rest of my adventures on Twitter: @AdrienRahier

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Freelance chronicles – Day 0.

It all began a couple of weeks ago. Like every Mondays, my colleagues and I were holding a meeting to set up the objectives for the week.

When came our CEO’s turn to speak he announced the bad news: our company, Sleekapp.io, went bankrupt.

Obviously there had been warning signs for months (financial’s transparency was one of our core value), so I had the opportunity to think about what I wanted to do and prepare the next step, becoming a freelance developer.

Getting ready:

A little disclaimer before continuing: Everything I will mention in the course of this article has been set and done, but I don’t know yet what will or what will not work. Thus, that will likely be the topic of a later article: “The feedback”. So stay tuned!

The first thing I did to prepare myself to this radical change was to interview two different guys who have been freelancers for years now. They gave me meaningful insights such as what could be a good approach, and some solid tips and tricks which could be useful for my future work.

Secondly, I looked into the French freelancing system called the « auto-entrepreneur » status. This process, although tedious, was an essential step if I wanted to start my own business.

Setting up an efficient watch:

Ever since I was a student, I have had an interest in conducting a daily watch on various topics. As a freelance and tech guy, I personally think that this watch is even more crucial now. Indeed, in my opinion you have to be up-to-date with the technology and the latest trends if you want to keep up with interesting clients and prospects.

Most of this tech watch is accessible via the social networks. However, to reach a high level of productivity and efficiency, I have instead set a couple of triggers:

  • I activated the “multiple inbox feature” in the lab in Gmail. This way, everything I labelled « Freelance » goes to that inbox and is easily accessible.
  • I subscribed to multiple sources of interests: JavaScript weekly, AtoZ css, Producthunt, Frenchweb, Moonbar, Prismatic etc. (each mail marked again, obviously, with the label: « Freelance »).
  • I also created recipes  in IFTTT to automatically receive the tweets of freelancers in my (e-mail)address book on a daily basis.
  • Lastly, the chrome panda extension provides me neat articles when I open a new tab.

The Portfolio:

One important thing which is of vital importance at the start is the portfolio. Indeed, when you launch your freelancer’s business, you will have to find good and reliable clients. To establish the first contact you will have to send emails with PDF attached demonstrating your ability to execute different tasks.

So, concerning my case, I updated my most recent side projects and prepared videos demonstrating the work I did at my past company.

Updating your social network and contacts:

In our hyper-connected world there is one Golden Rule: The more people are aware you are available as a freelancer, the higher your chances are of finding a good opportunity.

Therefore, I started rebuilding my LinkedIn profile (and updating my status accordingly). I did the same thing on Twitter.

After this, it was time to send emails to friends, friends of family, relatives, circle of professional connections etc. in order to let them know that you are available for freelance work. Who knows; maybe they are looking for a profile like yours?

Notify your head-hunter gang:

As a Front-end developer I receive, on average, an offer for a position every week. At the moment I am only interested in freelancing opportunities, but I have listed all these interesting contacts in a spreadsheet and recently send them an e-mail. From my past experience, the change of LinkedIn status will let people know that something is going on. However, it might also be better to have a personal encounter with someone you already have been in contact with in the past.

Conclusion :

As you may have guessed, I have started to actively looking for some freelance opportunities. So if you are in search of an enthusiastic, skilled and creative developer profile, please drop me an e-mail at this address:

adrien.rahier[at]gmail.com

aaron swartz

Je code, tu codes, nous codons

Il y a quelques semaines, j’avais rendez-vous sur Skype avec Loïc, un sympathique gaillard qui en plus d’être breton se trouve aussi être interprète langue des signes.

L’objectif ? L’aider à préparer une conférence sur un sujet un peu délicat :
Comment améliorer le workflow de son entreprise grâce à Github ?

Me voici donc Jeudi soir, 20h30, en train d’expliquer ce qu’est un template, un Sha-1 et un stash Github à quelqu’un qui n’a aucun background en informatique … Grosse ambiance, vous imaginez ¹ ;-).

Soixante minutes plus tard est enfin arrivée LA fameuse question : « Mais au fait pourquoi tu codes, c’est quand même un gros truc de barbare la programmation, non ? « .

C’est vrai que vu de l’extérieur la chose peut effectivement sembler peu attirante… Et pourtant, il y a plein de raisons d’aimer coder!

I – Le sentiment de s’affranchir de la contrainte, de créer son propre truc.

Commençons par débouler un mythe, celui du méchant hacker.

Contrairement aux idées reçues cet individu n’est au départ pas quelqu’un de malhonnête. Ainsi, si l’on traduit littéralement le terme anglais, un hacker est un bidouilleur, une personne voulant comprendre comment un système fonctionne pour être à même de le modifier/l’améliorer par la suite.

Par exemple, si un jour vous avez possédé des LEGO vous aussi avez sûrement été un (gentil) hacker :
- On vous a donné un set de briques colorées avec un plan.
- Vous avez assemblé les blocs et puis, lassé, avez sûrement dû commencer à créer vos propres constructions.

Et bien, coder c’est exactement la même chose. On commence par vous apprendre les rudiments du langage, puis en petit à petit vous en venez à créer vos propres structures.

Il en va ainsi de-même pour ce qui est de l’open-source. Mettons que vous ne soyez pas satisfait de telles ou telles fonctionnalités proposées par un programme vous allez pouvoir contribuer à l’améliorer.
En clair, grâce au code vous ne subissez plus la technologie vous la créez. Grisant non ?

II – L’on apprend sans cesse de nouvelles choses.

Cassons une deuxième idée reçue si vous le voulez bien : On ne s’improvise pas codeur.

Ce n’est pas parce que vous avez décrété que, demain, vous allez finir trois tutos du site du zéro d’OpenClassroom que vous saurez coder.
Programmer est une course de longue haleine et avant d’être capable de créer vos propres scripts un peu évolués il vous faudra de longs mois/années de pratique.

La pratique justement parlons-en. Globalement c’est elle qui détermine le niveau d’un codeur : plus vous aurez d’expérience sur un langage et plus vous le maîtriserez. Or, qui dit pratique dit aussi bien souvent lassitude. A réaliser quinze mille fois la même chose on peut malheureusement en venir très vite à totalement se désintéresser de ce que l’on fait.

C’est là que réside toute la magie de la programmation. Comparativement à d’autres domaines d’activité, la technologie est en perpétuelle évolution et il faut donc sans cesse se mettre à jour et apprendre de nouvelles choses.

III – Faire partie d’une grande famille.

Pour ce dernier point repartons du sujet développé en intro : Github.

Grâce à la technologie Git, va allez pouvoir coder en équipe. Mieux encore, si vous choisissez de passer certains répertoires en visibilité publique, d’autres personnes pourront même contribuer à vos projets (collaboratif on vous a dit).
Ainsi grâce à Github vous pourrez donc sans arrêt trouver de nouvelles idées, expérimenter et améliorer vos compétences.

On touche donc du doigt le troisième et dernier aspect que j’aime avec la programmation : Des gens de tous âges et de tous horizons prennent du temps pour développer des projets et faire avancer les choses.

Conclusion :

Au terme de cet article élargissons un peu le débat et regardons du côté des ressources humaines.

Tout récemment en effet, j’ai pu lire cet article rédigé par un DRH à propos des codeurs.

Un article très intéressant² car il nous donne une idée précise de ce que sera le profil du développeur dans quelques années. Quelques points remarquables sont ainsi évoqués :

- Demain la demande de profils techniques sera toujours très forte.
- Aujourd’hui beaucoup voient le poste de développeur comme une étape obligatoire vers un poste de manager.
- Actuellement se sont souvent des ingés qui occupent cette fonction alors que de simples profils techniques auraient suffit.

Ainsi je conclurais cet article en vous posant cette question: à l’heure où l’on parle de chômage de masse pourquoi ne pas enfin sauter le pas et s’essayer à la programmation ?

¹ : … Et à ce propos je dois dire que Loïc m’a impressionné. Ayant préparé son sujet quelques jours auparavant, il avait déjà intégré et compris la majorité des concepts régissant Github; je n’ai fait que lui apporter quelques précisions.

² : A un détail près, le terme « bricoleur ». Outre le fait que je sois très mauvais en bricolage (probablement dû au fait que le dangereux marteaux et sa compagne perceuse m’aient toujours été formellement interdit), je crois fermement en l’idée qu’au départ un programmeur n’est pas nécessairement un technicien piochant bêtement dans sa boîte à outil pour trouver une solution toute faite face à son problème.

Orchestra

Monter un side project avec des amis ? Quelle bonne idée !

Depuis quelques semaines, deux amis et moi-même nous sommes attelés à la réalisation d’un petit projet développé sur notre temps libre.

Si par le passé j’ai déjà eu quelques expériences en la matière, je n’avais jusque-là jamais pris le temps de poser sur le papier les feedback retirés.
Ce premier « vrai » article va donc être l’occasion d’aborder la question des side-projects et comment les orchestrer.

I – Choisir les bonnes personnes avec qui s’associer

La première chose qui me vient en tête quand l’on parle d’un projet commun c’est l’équipe.

En effet, une fois l’euphorie des premiers instants passée, ce qui va faire la différence ce sont les personnes avec qui vous allez travailler.

Inutile de se le cacher, bosser en équipe sur un projet où à priori vous n’avez pas de contraintes horaires est un exercice périlleux : Il vous faudra de la discipline (beaucoup), de la motivation (en béton) et surtout, surtout (!) une envie d’aller de l’avant à tout épreuve.

Tenez, prenez cette simple situation : il est 20h, vous rentrez du travail. Franchement, vous pensez sérieusement que la motivation vous « tombera dessus » comme par magie ?
Non évidemment, cela serait trop simple et c’est donc justement dans ces moments là qu’il vous faudra la force morale de vous mettre à travailler.

Toujours à propos de l’équipe, voici un autre feedback que j’ai pu noter : de préférence au moment de lancer un projet, essayer de vous associer avec des gens ayant des profils différents du vôtre (bonus point si vous choisissez de travailler avec des personnes susceptibles d’être excellentes dans leurs domaines).
L’idée c’est que tous le monde ne démarre pas de 0 et que chacun puisse progresser, aidé / coaché par les autres membres de l’équipes!

II – La dynamique du projet et l’organisation du travail :

Encore une fois avant même de commencer le projet, un peu d’organisation s’impose :

- Quelle sera la répartition des tâches ?
- Comment allez-vous gérer la communication au sein de l’équipe ?
- De même, comment comptez-vous faire vos réunions internes ? A quelle fréquence ? Voulez-vous utiliser une méthodo en particulier ?

Si l’on généralise, la question sous-jacente à toute ces problématiques est : combien de temps voulez-vous passer sur ce projet par semaine ? (et là encore, mieux vaut être raccord avec vos collègues).

C’est donc une fois toutes ces question réglées que vous allez pouvoir enfin mettre les mains dans le cambouis !

III – Quelques conseils pratico-pratiques :

Au travers de mes quelques expériences j’ai noté certains points qui ont fait toute la différence en matière d’atteinte des objectifs.

  • Imposez-vous de bosser quotidiennement sur le projet. Certes, je donne ici un avis très personnel – étant entendu que chacun a ses propres méthodes de travail – cependant l’exercice m’a clairement démontré qu’il valait mieux consacrer 1h par jour au projet plutôt que 6-7h d’affilée le weekend!
  • Mettez-vous d’accord avec vos compagnons d’aventure sur l’objectif final. En clair, qu’est ce qui vous fera dire plus tard « Ce projet était une réussite » ?
  • Utilisez les bons outils : Si vous avez à coder en équipe l’utilisation Github semble être un must.
    Une petite anecdote à ce propos : En 2012 lors de notre premier projet de traitement de l’image avec Thibaud nous n’utilisions pas de logiciel de subversion (nous n’en connaissions même pas l’existence, c’est dire …). Du coup, que faisions-nous ? Et bien c’est très simple nous nous envoyions le projet par mail à tour de rôle (oui, oui …). Bref, un peu de sérieux. Aujourd’hui vous avez des solutions clé en main et gratuites à votre disposition. Dès lors, pourquoi ne pas en profiter ?
  • Utiliser Trello pour la gestion de projet.
  • Bosser ensemble et décompressez ensemble avec vos partenaires. Après chaque réunion accordez vous un temps de pause pour prendre l’apéro et parler d’autres choses. C’est vital !
  • Si vous rencontrez un problème technique majeur, demandez de l’aide au lieu de vous acharnez dans votre coin.
    En 2015 il existe ainsi tout un tas de hackerspaces pour trouver de l’aide et de forums dédiés (Stackoverflow <3). Profitez-en !

Conclusion :

Très honnêtement, j’ai de gros doutes quant à la probabilité qu’un jour le projet que nous sommes en train de monter aboutisse. Mais au moins nous aurons essayé.

C’est là sûrement aussi le dernier et meilleur conseil que je puisse vous donner : Plantez-vous, faites des erreurs et réessayez plus tard. Au moins vous pourrez être fier d’avoir réalisé quelque chose par vous-même!

Liens annexes :